Names of 122 women murdered in France in past year memorialised on Paris wall

Names of 122 women murdered in France in past year memorialised on Paris wall

France

A group of activists known as “les colleuses” (the gluers) has erected a memorial to the 122 women killed since their movement began in August 2019, when they erected a poster at the same site.

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📸 @tay_calenda Entre notre premier collage et aujourd’hui, 111 femmes ont été assassinées par leur (ex) conjoint. La vie de 10 travailleuxses du sexe leur a été arrachée. D’autres sont mort.e.s encore, victimes de la domination patriarcale misogyne, comme Céleste, 15 ans, violée et tuée il y a quelques jours par un violeur multirécidiviste. Ce sont leurs noms que nous collons ce soir, au coeur d’un mémorial de rue dressé au 44 rue Bouvier, dans le 11ème arrondissement de Paris. Nous invitons toutes et tous à venir vous y recueillir et vous rendre compte ce que représentent autant de mort.e.s. Le 30 août 2019, nous nous retrouvions en petits groupes pour peindre et coller les noms des femmes assassinées par leur (ex) conjoint. Un an après, nous sommes près de 3000 à Paris, plusieurs milliers de militant.e.s dans 200 villes en France, ainsi que dans une dizaine de pays dans le monde. Le collage, extraordinaire dispositif d’expression et de lutte, a très rapidement évolué et été investi par d’autres groupes, pour aujourd’hui aborder d’autres thématiques comme le racisme, les violences faites aux travailleuses du sexe, les LGBTQIA+phobies, l’islamophobie, la pédocriminalité et les violences faites aux enfants, ainsi que les violences sexistes de manière globale. Depuis le début, nous n’avons qu’un seul objectif en tête : arrêter de compter nos mortes et nos adelphes violenté.e.s. Un an après, des milliers d’heures de travail, autant à arpenter les rues de France, voici le bilan que nous pouvons tirer : La politique de lutte contre les violences faites aux femmes portée par l’ancienne Secrétaire d’Etat à l’Egalité Femmes-Hommes Marlène Schiappa a été un exercice de communication politique de bout en bout. Nous en ressortons avec un budget trafiqué épinglé par le Sénat lui-même, des mesures mettant en danger les femmes victimes de violences (comme la levée du secret médical sur décision du médecin en cas de suspicion de violence) et une absence de planification forte, demandée depuis des années par les structures spécialisées (formation continue des services de police dans la prise en charge des victimes par exemple). Suite en commentaire

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The names of the 122 women murdered by men over the past year in France were plastered onto the Paris wall over the weekend, highlighting the under-recognised issue of violence against women.

Since the beginning of the movement, hundreds of anti-femicide slogans have been plastered across walls all over the country, with slogans often sharing the horrifying stories of those killed.

As one reads:

“Maureen, 28-year-old, beaten to death by her boyfriend,” and “She leaves him, he kills her.”

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📸 @berenice_farges_photographie Entre notre premier collage et aujourd’hui, 111 femmes ont été assassinées par leur (ex) conjoint. La vie de 10 travailleuxses du sexe leur a été arrachée. D’autres sont mort.e.s encore, victimes de la domination patriarcale misogyne, comme Céleste, 15 ans, violée et tuée il y a quelques jours par un violeur multirécidiviste. Ce sont leurs noms que nous collons ce soir, au coeur d’un mémorial de rue dressé au 44 rue Bouvier, dans le 11ème arrondissement de Paris. Nous invitons toutes et tous à venir vous y recueillir et vous rendre compte ce que représentent autant de mort.e.s. Le 30 août 2019, nous nous retrouvions en petits groupes pour peindre et coller les noms des femmes assassinées par leur (ex) conjoint. Un an après, nous sommes près de 3000 à Paris, plusieurs milliers de militant.e.s dans 200 villes en France, ainsi que dans une dizaine de pays dans le monde. Le collage, extraordinaire dispositif d’expression et de lutte, a très rapidement évolué et été investi par d’autres groupes, pour aujourd’hui aborder d’autres thématiques comme le racisme, les violences faites aux travailleuses du sexe, les LGBTQIA+phobies, l’islamophobie, la pédocriminalité et les violences faites aux enfants, ainsi que les violences sexistes de manière globale. Depuis le début, nous n’avons qu’un seul objectif en tête : arrêter de compter nos mortes et nos adelphes violenté.e.s. Un an après, des milliers d’heures de travail, autant à arpenter les rues de France, voici le bilan que nous pouvons tirer : La politique de lutte contre les violences faites aux femmes portée par l’ancienne Secrétaire d’Etat à l’Egalité Femmes-Hommes Marlène Schiappa a été un exercice de communication politique de bout en bout. Nous en ressortons avec un budget trafiqué épinglé par le Sénat lui-même, des mesures mettant en danger les femmes victimes de violences (comme la levée du secret médical sur décision du médecin en cas de suspicion de violence) et une absence de planification forte, demandée depuis des années par les structures spécialisées (formation continue des services de police dans la prise en charge des victimes par exemple). Suite en com

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Activist Camille Lextray returned to the location of the first poster the movement put up last year; a poster in honour of a woman named Salomé, who was the 100th woman killed by a partner or ex-partner in 2019.

“Her name was torn down so we decided to come back here specifically to show that we cannot tear down the names of these women,” Lextray told AFP.

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Génocide des Ouïghour.e.s : stop à la complicité des entreprises et au silence de la diplomatie internationale ! Dans la nuit du mercredi 29 juillet 2020, les colleus.x.es ont recouvert les murs de l’Ambassade de Chine, responsable du génocide et des crimes contre l’humanité commis contre la population ouïghoure et d’autres minorités ethniques musulmanes dans la province du Xinjiang. Nous avons aussi collé sur la banque nationale chinoise des imports exports et sur les sièges sociaux des entreprises mises en cause dans le travail forcé des Ouïghour.e.s et autres ethnies musulmanes en Chine. Des collages ont de plus été effectué dans plusieurs villes de France pour sensibiliser et alerter. L’ONU estime qu’un million de Ouïghour.e.s sont détenu.e.s dans ce que les autorités chinoises appellent des “camps de rééducation politique”. Le mouvement national d’éveil du Turkestan oriental, un groupe de militant.e.s Ouïghour.e.s, considère que le territoire comporte près de 500 camps : 182 camps de concentration, 209 prisons et 74 camps de travail. Comme le rapporte Amnesty International et d’autres expert.e.s, ce ne sont pas des lieux d’apprentissage, mais des lieux de sanction, de tortures (coups, privation de nourriture, isolement, viols, traitements cruels, inhumains et dégradants) et d’endoctrinement. Les violences et les crimes commis sont à la fois islamophobes et misogynes : la destruction des minorités du Xinjiang passe par la privation du droit à la liberté de pensée, de conscience et de religion ainsi que par l’entrave des naissances et une campagne à grande échelle de stérilisations et contraception forcées ciblant les femmes Ouïghoures. Ainsi ces violences gynécologiques massives sont-elles un outil de la politique génocidaire d’élimination des minorités musulmanes turcophones conduite par les autorités chinoises. Et cette politique a dores et déjà produits ses effets… En quelques années le gouvernement chinois est parvenu à réduire drastiquement la natalité des Ouïghour.e.s, et à modifier les équilibres démographiques et la composition ethnique des populations du Xinjiang. En effet, entre 2014 et

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“It is a place that is symbolic for us, it is a place of memorial,” she said. “We decided to create our own memorial because France does not. France does not recognise these victims. France does not honour these victims and so we are doing it tonight.”

Among countries in Europe, France has one of the highest rates of femicide. In 2018, 121 women were killed by a partner or ex-partner. The following year, the number rose to 146. There are still four months left of 2020, and there have already been 122 murdered in France by a partner or ex-partner.

In September last year, then Prime Minister Édouard Philippe announced plans to build 1,000 shelters for the victims of domestic violence. He also announced plans for legislation allowing for the wide-scale use of electronic bracelets to prevent domestic violence offenders approaching their victims.

But Activist Camille Lextray said funding for organisations is still not there. “The charity organisations have still not been listened to,” she said. “They have still not been heard.”

“And once again, we see that the government is talking but not really acting. So what has changed in the past year in concrete terms: nothing. We are still on the ground. What has changed is that people are speaking out, that we refuse to let things go. And we continue to put up posters.”

If you or someone you know is affected by domestic or family violence you can contact 1800 RESPECT for 24/7 support on 1800 737 732. Men can access counseling, information and referral for their use of violence by calling Men’s Referral Service on 1300 766 491.

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